Je me souviens de tes mots, de tes phrases. Je me souviens de la forme de tes virgules, de tes points d'exclamations, de chaque lettre de chaque mot, je me souviens de toute tes tournures de phrase, de chacune de tes expressions, je me souviens comme tu écrivais si joliment à la fin de chacune de tes lettres « Je t'aime, infiniment, ta Lucie ».
Parfois, tard dans la nuit, je me lève, et je vais rouvrir cette boite. Cette boite aux milles merveilles. Elle contient tant songe, tant de regret, tant de remord... Tant de lettre remplie de tant de maux. Mais tant d'amour.
Tu sais ma Lucie, je me suis toujours demandé « pourquoi ». Ma chère Lucie, ce jour où j'ai touché ton visage encore déformé par la douleur pour la dernière fois, ton visage si froid, je ne voulais pas qu'ils t'emmènent, je ne voulais pas qu'ils scellent ton cercueil. J'aurais voulu m'y glisser, et rester ici avec toi pour l'éternité. Je ne voulais pas, pardonne-moi. Mais tu es si vite partie.
Tu sais ma Lucie chérie, demain ça fera un an. Je t'aime encore. Chacun de mes rêves, chacune de mes pensées, chacun de mes repas passés sous le parapluie de la solitude, ce noël et cet anniversaire passer sans toi sont des déchirures. Aujourd'hui je veux guérir de cet amour. Non je ne veux pas t'oublier. Mais tu sais ma Lucie, comme on dit, tourner la page ce n'est pas la déchirer. Un jour je viendrais te voir mais ce jour n'est pas encore arrivé. Sache que dans mon c½ur tu auras toujours ta place.
Car je t'aime, infiniment.
Car je t'aime, infiniment.