Lettre à la Solitude

Lettre à la Solitude
Longtemps tu m'as tenue compagnie, tu m'as accompagné. Je te voyais, tu dessinais les contours de mon ombre. Te glissant dans ces verres alcoolisés, dans ces cigarettes, dans ce monde, dans le mien. Je t'ai vu au travers de mon reflet, je t'ai vu me tuer, me laissant agoniser le long de mon chemin. Tu es partout, tu es tout. Le silence tu es, la nuit, je te vois tel un calque qui se superpose partout. Solitude, tu es collante.

Tu as fais venir ensuite la tristesse, la reine des couleurs sombres, des jours gris qui est aussi ta jumelle. Tu m'as fait comprendre que vous n'étiez pas dissociable. J'ai donc subit cette avidité dans mes yeux, ce faux sourire, ce calme pesant, ces espoirs fuyants. J'ai donc décidé de m'enfuir de cette réalité pesante. J'avais trouvé une panoplie de moyen plus ou moins efficace mais tous trop éphémère...

Le plus dur a été quand tu as fait venir la mélancolie. A force on s'enferme dans notre propre prison, condamner à être le prisonnier de nos sentiments. On s'y plaît, au début du moins, c'est bien trop dur de garder la tête lever et de maintenir nos épaules avec tout ce poids fait de peine, de colère et de solitude.

Si je t'écris aujourd'hui c'est pour te demander de signer un cesser le feu. Je veux que l'espoir revienne éclairer ces nuits sans sommeil, que les rêves reprennent la place des cauchemars.

S'il te plait, va-t-en.

# Posté le mercredi 09 juillet 2008 07:51

Une impression de déjà-vu .

Une odeur asphyxiante.
Un couloir à la lumière blafarde, maladive, habité par un sinistre silence, que tu auras déserté la première.
Une rambarde à laquelle tu t'agrippes, chancelante. Sourire aux lèvres. Poumons au bord des lèvres. Une énième cigarette les transperce. Ils ne sentent plus la brûlure de ta Gauloise qui les consume. La douleur, apparemment éteinte, vit insidieusement en toi, comme tu agonises en elle. Fusion mortelle. Fatale union, lente incandescence à laquelle tu t'es volontairement vendue, pleinement consciente qu'un jour la Mort finirait par embraser ton cadavre disloqué . Tu ne ressens plus rien. Pas même l'once d'un de nos regards,de nos mots, ni même l'ombre de notre présence. Un sourire béat, presque innocent. Le regard vide, altéré. Rongé par une inéluctable mort qui te submergera tout à fait. Sénilité précoce. Défaillance d'un cerveau pompé jusqu'à la moelle, desséché. Assoiffé d'un air dont il ne pourra désormais plus s'abreuver, il tente mécaniquement de se réapprovisionner en oxygène, puis se rétracte, éreinté par un effort vain, mais invariable. Inlassable mouvement d'un organe harassé qui aspire toujours un peu plus de cet air vicié, cette indéfectible mort. La Fatidique te nargue, te menace et tu ne la perçois même pas.
Profusion de cellules maladives, en constante prolifération. Cercle vicieux. Cercle infernal.
Tu attends, sans attendre, tu passes ton temps à ne plus le discerner, à te laisser naïvement bercer par une mort qui se nourrit de ta vie. Tu ne sais plus pour quelle raison tu déambules dans ce couloir morbide, puisque la Raison en elle-même, tu l'as définitivement perdue.
Ton haleine répand cette écoeurante mort partout autour de toi. Une nausée refoulée (comme tant d'autres). De furieux hurlements qui m'entaillent le gosier à force de les confiner dans ma poitrine rageuse.
Ta main squelettique qui m'empoigne le bras avec virulence. Maintes expressions que ton regard empli d'un immuable marasme, tente stérilement de me faire comprendre. Une vive irritation qui transparaît dans le sifflement de ta respiration. Soupirs agonisants, râles languissants. Pupilles dilatées, traduisant ton exaspération. Puis ce perpétuel abandon auquel fatalement tu dois te soustraire, excédée de réaliser que nous sommes des abrutis, incapables de comprendre ce que tu articules douloureusement depuis une dizaine de minutes, en vain.



Seuls sur nos cendres en équilibre
Mes poumons pleurent, mon c½ur est libre...

Déchéance partagée. Merci pour ta générosité, Génitrice.


Vous pouvez la retrouver
Une impression de déjà-vu .

# Posté le jeudi 28 août 2008 10:31

Séduis-moi de cruauté

 Séduis-moi de cruauté
Vous pouvez retrouver Violette ici

Ne me parle pas du ciel,
Je me fiche de tes étoiles,
Cette tendresse me dégoûte,
Me rend malade.
J'veux que tu me nargues,
Que ça déborde de jalousie.
J'veux que tu cries,
Que t'aimes un peu moins la vie,
J'veux voir le diable dans tes yeux,
La tyrannie.
J'ai aucune envie de fleurs ni de mots doux,
Pas de discours de paix ou d'amour.
Oublie les bonnes manières,
Sois plus fier, pitié, sois plus fier.
Rends-moi folle.
Que je t'aime à t'en haïr,
Que je déteste ce désir.
Transforme ce sourire niais en rire narquois,
J'veux me perdre dans tes intentions,
Que les murs saignent d'incompréhension.
Rajoute un peu d'ennui dans ta voix,
Indifférent.

Séduis-moi de cruauté,
J'veux une morsure pas des baisers.



# Posté le jeudi 28 août 2008 11:02

Nouveaux Thèmes

Nouveaux Thèmes
Quelques nouveaux thèmes:

- Le Sourire
- La beauté
- La Séduction

A vos plumes !

# Posté le lundi 01 septembre 2008 16:07

A m o u r i m p o s s i b l e

A m o u r    i m p o s s i b l e
Je suis là,
Si loin de toi,
Te souviens-tu ? On se tuait avec nos regards,
Ma chérie rappelle toi, on en faisait un art,
Tu m'avais appris l'art de se faire vivre,
Personne ne déchiffrait ces sourires,
Je les vois, eux, qui trahissaient notre amour,
J'aimerais sentir ton odeur de velours,
On s'aimait sans se l'avouer,
Secrètement, on se désirait,
Parce que ce n'était qu'un rêve,
Le songe d'une nuit d'hiver,
Parce que ce n'était pas une réalité,
L'espoir d'un jour d'été
Parce que notre amour était hétérogène,
Je dois l'avouer avec une pointe de gène,
Tu étais devenu mon oxygène,
Tu disais être mon lendemain,
Je disais t'aimer sans frontières,
Main dans la main,
On a fait un bout de chemin,
En tout innocence,
En tout ignorance,
On y croyait,
Il a brisé,
Ce qui était,
Un amour impossible,
Car nous étions comme deux aimants,
Comme deux amants,
Tu étais le côté positif,
J'étais le négatif,
On s'est éloignés,
A ne plus s'aimer,
Ma chérie, tu as pu trouver mieux,
C'est pourquoi je te le dis : adieu.

# Posté le samedi 04 octobre 2008 13:22